Les parasomnies regroupent un ensemble de troubles du sommeil caractérisés par des comportements moteurs ou verbaux anormaux survenant pendant le sommeil. Souvent spectaculaires ou inquiétants, ces épisodes sont généralement involontaires et ne laissent aucun souvenir au réveil. Bien que souvent bénignes, les parasomnies peuvent devenir gênantes, voire invalidantes lorsqu’elles sont fréquentes. Cet article explore les différents types de parasomnies, leurs causes, leurs manifestations et les solutions possibles.
Quels sont les types de parasomnies ?
Les parasomnies peuvent se manifester au cours des différentes phases du sommeil : sommeil profond, sommeil paradoxal ou transitions entre ces phases. Elles concernent à la fois les enfants et les adultes.
Les parasomnies du sommeil profond
Le sommeil profond est la phase durant laquelle l’organisme récupère physiquement. Les parasomnies survenant pendant cette période sont plus fréquentes chez les enfants. On y trouve :
- Le somnambulisme : le sujet se lève, marche ou effectue certaines actions tout en étant endormi. Cet épisode survient généralement entre une à trois heures après l’endormissement.
- Les terreurs nocturnes, qui provoquent des cris, des pleurs et une agitation intense pendant quelques minutes, souvent sans éveil complet.
- Les éveils confusionnels, durant lesquels la personne se réveille en état de confusion, sans conscience claire de son environnement.
Les parasomnies du sommeil paradoxal
Durant le sommeil paradoxal, l’activité cérébrale est proche de celle de l’éveil et c’est à cette période que surviennent les rêves intenses. Les troubles associés à cette phase incluent :
- Les cauchemars : rêves angoissants qui peuvent provoquer des réveils brutaux accompagnés d’un souvenir précis et vif du rêve.
- Les paralysies du sommeil, où la personne, bien que consciente, est incapable de bouger ou de parler pendant quelques secondes ou minutes, au moment de l’endormissement ou du réveil.
- Les troubles du comportement en sommeil paradoxal (TCSP), qui se traduisent par des mouvements incontrôlés (coups, cris, gestes violents) parfois en lien avec le contenu des rêves.
Les parasomnies des autres phases du sommeil
En dehors des phases de sommeil profond ou paradoxal, d’autres parasomnies peuvent apparaître :
- Le bruxisme, contraction involontaire de la mâchoire, souvent accompagnée de grincements de dents.
- La somniloquie, où l’individu parle en dormant, parfois de manière cohérente.
- Les rythmies d’endormissement, mouvements répétitifs comme des balancements du corps ou de la tête au moment de l’endormissement.
- L’énurésie, ou le fait d’uriner involontairement durant le sommeil après l’âge de 5 ans.
- La catathrénie, caractérisée par des gémissements ou des grognements pendant l’expiration nocturne.

Quelles sont les origines des parasomnies ?
Les causes des parasomnies sont multiples, mais restent parfois difficiles à identifier. Elles dépendent souvent du type de trouble observé.
Les symptômes caractéristiques
Les manifestations varient selon le type de parasomnie, mais les symptômes les plus fréquents sont :
- Des comportements moteurs involontaires comme des mouvements brusques ou des déambulations nocturnes.
- Des vocalisations telles que des cris, des pleurs, des rires ou des paroles incohérentes.
- Des paralysies temporaires où l’individu se sent incapable de bouger malgré sa conscience.
- Des réveils accompagnés d’angoisse, particulièrement après des terreurs nocturnes ou des paralysies du sommeil.
- Une absence de réponse aux stimulations extérieures, typique des épisodes de somnambulisme.
Les causes identifiées
Certaines parasomnies ont une origine génétique. Par exemple, dans 80 % des cas de somnambulisme, on retrouve des antécédents familiaux. Le stress, les émotions intenses, le manque de sommeil ou une fatigue excessive sont des facteurs déclenchants ou aggravants. L’alcool, la caféine et les substances psychoactives perturbent également le sommeil. Des troubles du rythme circadien ou des maladies neurologiques (comme Alzheimer ou Parkinson) peuvent aussi favoriser l’apparition de parasomnies. Enfin, certains médicaments, notamment les antidépresseurs ou les hypnotiques, peuvent accentuer les symptômes.
Comment diagnostiquer les parasomnies ?
Un bon diagnostic est essentiel pour adapter la prise en charge. Il repose en premier lieu sur une consultation auprès d’un médecin spécialiste du sommeil, comme le Docteur Jean-Guillaume WEBER.
L’examen clinique
Le diagnostic est avant tout clinique. Le médecin s’appuie sur les descriptions des épisodes, leur fréquence, leur durée et les circonstances dans lesquelles ils surviennent. Il peut interroger l’entourage du patient pour obtenir des éléments précis.
Les examens complémentaires
En cas de doute ou de persistance des troubles, une polysomnographie peut être prescrite. Réalisée dans un centre du sommeil, elle enregistre plusieurs paramètres biologiques pendant la nuit (activité cérébrale, mouvements, rythme cardiaque, respiration…). Cet examen permet d’identifier des troubles du sommeil sous-jacents ou de poser un diagnostic différentiel.
Comment traiter les parasomnies ?
Le traitement dépend du type de parasomnie, de sa fréquence et de son retentissement sur la qualité de vie du patient et de son entourage.
Les conséquences des parasomnies
Lorsque les parasomnies sont répétées, elles peuvent engendrer une altération significative de la qualité du sommeil, une fatigue chronique et une somnolence diurne. Elles perturbent également le sommeil des proches et peuvent être à l’origine d’un stress familial. Dans les cas les plus graves (notamment les TCSP), elles peuvent entraîner des blessures ou des situations à risque.
Traitements non médicamenteux
Dans la majorité des cas, une amélioration de l’hygiène de vie suffit à réduire la fréquence des épisodes. Cela passe par :
- Un coucher et un lever à heures régulières,
- La limitation de la consommation de café, d’alcool et d’écrans en soirée,
- L’arrêt des stimulants ou substances psychoactives,
- La gestion du stress par des techniques de relaxation (yoga, sophrologie, méditation),
- Le recours à la thérapie comportementale et cognitive (TCC) en cas de parasomnies liées à l’anxiété.
Traitements médicamenteux
Le recours aux médicaments est réservé aux formes sévères, notamment les TCSP, lorsque les gestes sont violents ou dangereux. Dans ce cas, des traitements à base de mélatonine ou de benzodiazépines peuvent être prescrits. Leur usage doit rester ponctuel en raison des effets secondaires possibles, comme la somnolence diurne ou le risque de dépendance.
Le meilleur moyen d’endiguer les parasomnies reste quoiqu’il en soit de consulter un spécialiste. N’hésitez pas à prendre rendez-vous chez Morphée 42 pour établir un diagnostic.

